L’épargne et les entreprises productives d’un seul enrichissent tout le monde, tandis que la « folle dépense » de luxe ruine la collectivité ; en conséquence, l’impôt juste doit frapper non le revenu ou le capital utile, mais la dépense de luxe (cube d’air, ornements, voitures, vitesse, primeurs, parcs), car taxer les revenus productifs revient à taxer le bien des pauvres.
Key Arguments
- Alain critique l’« impôt sur le revenu » en affirmant qu’il « porte à faux » et invite à « penser bien à cela » : cet impôt, indistinct, frappe aussi l’épargne et les revenus productifs.
- Il énonce au contraire que « L’épargne d’un seul enrichit tout le monde » : l’accumulation de capital, si elle est épargnée, fournit des moyens d’investissement communs.
- De même, « les entreprises d’un seul, si elles développent la production des choses utiles, enrichissent tout le monde » : l’initiative privée productive a un effet socialement positif.
- Dès lors, « C’est la folle dépense qui nous ruine » : ce n’est pas le revenu en soi, mais la consommation somptuaire qui détruit la richesse collective.
- Il en conclut : « L’impôt devrait donc viser toujours la folle dépense, et l’effort démocratique ne devrait pas ici se laisser détourner un seul instant. » ; la cible de la politique fiscale doit être la consommation de luxe.
- Alain détaille une série d’objets fiscaux typiques du luxe : « Impôt sur le cube d’air par tête d’habitant ; impôt sur l’ornement, sur la parure, sur les voitures de luxe, sur les domestiques ; impôt sur les places de luxe dans les trains, sur la vitesse ; impôt sur les primeurs ; impôt sur les parcs et jardins, d’après leur superficie par tête d’habitant. » ; il vise explicitement l’espace, le confort, la rapidité et la rareté consommés par quelques‑uns.
- À l’inverse, il prend l’exemple d’« un homme riche [qui] défriche des terres, assèche des marais, perfectionne les procédés de culture » : « ses revenus sont utiles à tous, ses dépenses nous enrichissent tous » ; ces revenus sont liés à une augmentation de la richesse réelle commune.
- Il en tire la thèse forte : « tout impôt sur ces revenus est réellement sur le bien des pauvres » : taxer les revenus provenant d’investissements productifs atteint indirectement ceux qui bénéficient des fruits de ces investissements, en particulier les pauvres.
Source Quotes
Et ces passions inévitables excitent les masses contre toute richesse, d’où un effort qui porte à faux. Un impôt sur le revenu porte à faux. Pensons bien à cela. L’épargne d’un seul enrichit tout le monde ; les entreprises d’un seul, si elles développent la production des choses utiles, enrichissent tout le monde.
Pensons bien à cela. L’épargne d’un seul enrichit tout le monde ; les entreprises d’un seul, si elles développent la production des choses utiles, enrichissent tout le monde. C’est la folle dépense qui nous ruine.
Pensons bien à cela. L’épargne d’un seul enrichit tout le monde ; les entreprises d’un seul, si elles développent la production des choses utiles, enrichissent tout le monde. C’est la folle dépense qui nous ruine. L’impôt devrait donc viser toujours la folle dépense, et l’effort démocratique ne devrait pas ici se laisser détourner un seul instant.
C’est la folle dépense qui nous ruine. L’impôt devrait donc viser toujours la folle dépense, et l’effort démocratique ne devrait pas ici se laisser détourner un seul instant. Impôt sur le cube d’air par tête d’habitant ; impôt sur l’ornement, sur la parure, sur les voitures de luxe, sur les domestiques ; impôt sur les places de luxe dans les trains, sur la vitesse ; impôt sur les primeurs ; impôt sur les parcs et jardins, d’après leur superficie par tête d’habitant.
L’impôt devrait donc viser toujours la folle dépense, et l’effort démocratique ne devrait pas ici se laisser détourner un seul instant. Impôt sur le cube d’air par tête d’habitant ; impôt sur l’ornement, sur la parure, sur les voitures de luxe, sur les domestiques ; impôt sur les places de luxe dans les trains, sur la vitesse ; impôt sur les primeurs ; impôt sur les parcs et jardins, d’après leur superficie par tête d’habitant. Au lieu que si un homme riche défriche des terres, assèche des marais, perfectionne les procédés de culture, ses revenus sont utiles à tous, ses dépenses nous enrichissent tous ; tout impôt sur ces revenus est réellement sur le bien des pauvres.
Impôt sur le cube d’air par tête d’habitant ; impôt sur l’ornement, sur la parure, sur les voitures de luxe, sur les domestiques ; impôt sur les places de luxe dans les trains, sur la vitesse ; impôt sur les primeurs ; impôt sur les parcs et jardins, d’après leur superficie par tête d’habitant. Au lieu que si un homme riche défriche des terres, assèche des marais, perfectionne les procédés de culture, ses revenus sont utiles à tous, ses dépenses nous enrichissent tous ; tout impôt sur ces revenus est réellement sur le bien des pauvres. Vous demandez une lourde contribution à un grand fabricant de chaussures
Key Concepts
- Un impôt sur le revenu porte à faux. Pensons bien à cela.
- L’épargne d’un seul enrichit tout le monde
- les entreprises d’un seul, si elles développent la production des choses utiles, enrichissent tout le monde. C’est la folle dépense qui nous ruine.
- L’impôt devrait donc viser toujours la folle dépense, et l’effort démocratique ne devrait pas ici se laisser détourner un seul instant.
- Impôt sur le cube d’air par tête d’habitant ; impôt sur l’ornement, sur la parure, sur les voitures de luxe, sur les domestiques ; impôt sur les places de luxe dans les trains, sur la vitesse ; impôt sur les primeurs ; impôt sur les parcs et jardins, d’après leur superficie par tête d’habitant.
- Au lieu que si un homme riche défriche des terres, assèche des marais, perfectionne les procédés de culture, ses revenus sont utiles à tous, ses dépenses nous enrichissent tous ; tout impôt sur ces revenus est réellement sur le bien des pauvres.
Context
Seconde moitié de LXXXVII : après avoir distingué capital productif et luxe, Alain en tire une doctrine fiscale et démocratique précise, prônant une taxation ciblée de la dépense de luxe et critiquant l’impôt général sur le revenu qui atteint aussi l’épargne et les revenus provenant d’investissements utiles aux pauvres.