La vie est une subjectivité phénoménologique absolue dont l’essence consiste à se sentir et s’éprouver soi‑même; tout ce qui se sent soi‑même est vivant, tout ce qui en est dépourvu n’est que chose et mort.
By Michel Henry, from Barbarism
Key Arguments
- Henry affirme que « la vie se sent et séprouve soi-même en sorte quil ny a rien en elle quelle néprouve ni ne sente », et que « le fait de se sentir soi-même est justement ce qui fait delle la vie. »
- La propriété de se sentir soi-même est posée comme critère du vivant : « Ainsi tout ce qui porte en soi cette propriété merveilleuse de se sentir soi-même est-il vivant, tandis que tout ce qui sen trouve dépourvu nest que de la mort. »
- Il oppose les « choses » (pierre, terre, mer, étoiles) qui « ne séprouve[nt] pas soi-même » au vivant au sens de la « vie véritable » : « La pierre, par exemple, ne séprouve pas soi-même, on dit que cest une “chose”. La terre, la mer, les étoiles sont des choses. »
- Les végétaux eux-mêmes ne comptent comme vivants au sens plein que si l’on « fait apparaître en eux une sensibilité au sens transcendantal », c’est‑à‑dire cette « capacité de séprouver soi-même et de se sentir soi-même » qui définit la « vie phénoménologique absolue » et qu’Henry appelle encore une « subjectivité ».
Source Quotes
Mais comment «tout le monde», cest-à-dire chacun en tant quil est un vivant, peut-il savoir ce quest la vie, sinon dans la mesure où la vie se sait elle-même et où ce savoir originel de soi constitue son essence propre? Car la vie se sent et séprouve soi-même en sorte quil ny a rien en elle quelle néprouve ni ne sente. Et cela parce que le fait de se sentir soi-même est justement ce qui fait delle la vie.
Car la vie se sent et séprouve soi-même en sorte quil ny a rien en elle quelle néprouve ni ne sente. Et cela parce que le fait de se sentir soi-même est justement ce qui fait delle la vie. Ainsi tout ce qui porte en soi cette propriété merveilleuse de se sentir soi-même est-il vivant, tandis que tout ce qui sen trouve dépourvu nest que de la mort.
Et cela parce que le fait de se sentir soi-même est justement ce qui fait delle la vie. Ainsi tout ce qui porte en soi cette propriété merveilleuse de se sentir soi-même est-il vivant, tandis que tout ce qui sen trouve dépourvu nest que de la mort. La pierre, par exemple, ne séprouve pas soi-même, on dit que cest une «chose».
Key Concepts
- Car la vie se sent et séprouve soi-même en sorte quil ny a rien en elle quelle néprouve ni ne sente.
- le fait de se sentir soi-même est justement ce qui fait delle la vie.
- tout ce qui porte en soi cette propriété merveilleuse de se sentir soi-même est-il vivant, tandis que tout ce qui sen trouve dépourvu nest que de la mort.
Context
Poursuivant la clarification du concept de vie, Henry introduit sa notion centrale de vie comme auto-affection pathétique et subjectivité, pierre de touche de toute sa phénoménologie et du contraste avec l’objectivisme.