Les médias de l’ère technicienne ont pour contenu l’insignifiant et l’« actualité », et pour medium l’image télévisée – non pas permanence culturelle, mais effondrement incessant dans le néant –, de sorte que l’existence médiatique ne propose pas l’auto‑réalisation de la vie mais la fuite hors de soi, c’est‑à‑dire l’oubli sans cesse recommencé du mécontentement né de l’énergie refoulée.

By Michel Henry, from Barbarism

Key Arguments

  • Henry caractérise le contenu des médias techniciens comme insignifiant et voué à disparaître : « Les media de lère technicienne présentent des caractères assez différents. Leur contenu, cest linsignifiant, lactualité ce qui naura plus le moindre intérêt demain et dont il y a fort à penser quil nen a pas davantage lors même quil constitue lÉvénement. »
  • Le medium n’est plus l’œuvre permanente, mais l’image télévisée qui s’effondre dans le néant : « Le medium, cest limage télévisée, non point le permanent à quoi il faut faire retour afin de saccroître de soi, mais ce qui seffondre sans cesse dans un néant quil naurait jamais dû quitter. »
  • Ce que propose l’existence médiatique n’est donc pas l’auto‑réalisation, mais la fuite du soi mécontent : « Ce nest donc pas lautoréalisation que lexistence médiatique propose à la vie, cest la fuite, loccasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents deux-mêmes doublier ce mécontentement. »
  • Cette fuite doit être constamment recommencée à chaque remontée de la force et du désir : « Oubli à recommencer à chaque instant, à chaque nouvelle montée de la Force et du Désir. »
  • Henry illustre la massivité de cette pratique par le temps passé devant la télévision : « Cest vingt et une heures par week-end que les élèves des classes de la banlieue parisienne passent devant leur téléviseur, tout de même que leurs maîtres: on aura quelque chose à se dire le lendemain. »

Source Quotes

La culture était lensemble des œuvres géniales permettant cette répétition, la suscitant des signes que sadressaient les hommes à travers la nuit des siècles, pour leur surpassement. Les media de lère technicienne présentent des caractères assez différents. Leur contenu, cest linsignifiant, lactualité ce qui naura plus le moindre intérêt demain et dont il y a fort à penser quil nen a pas davantage lors même quil constitue lÉvénement.
Les media de lère technicienne présentent des caractères assez différents. Leur contenu, cest linsignifiant, lactualité ce qui naura plus le moindre intérêt demain et dont il y a fort à penser quil nen a pas davantage lors même quil constitue lÉvénement. Le medium, cest limage télévisée, non point le permanent à quoi il faut faire retour afin de saccroître de soi, mais ce qui seffondre sans cesse dans un néant quil naurait jamais dû quitter.
Leur contenu, cest linsignifiant, lactualité ce qui naura plus le moindre intérêt demain et dont il y a fort à penser quil nen a pas davantage lors même quil constitue lÉvénement. Le medium, cest limage télévisée, non point le permanent à quoi il faut faire retour afin de saccroître de soi, mais ce qui seffondre sans cesse dans un néant quil naurait jamais dû quitter. Ce nest donc pas lautoréalisation que lexistence médiatique propose à la vie, cest la fuite, loccasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents deux-mêmes doublier ce mécontentement.
Le medium, cest limage télévisée, non point le permanent à quoi il faut faire retour afin de saccroître de soi, mais ce qui seffondre sans cesse dans un néant quil naurait jamais dû quitter. Ce nest donc pas lautoréalisation que lexistence médiatique propose à la vie, cest la fuite, loccasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents deux-mêmes doublier ce mécontentement. Oubli à recommencer à chaque instant, à chaque nouvelle montée de la Force et du Désir.
Ce nest donc pas lautoréalisation que lexistence médiatique propose à la vie, cest la fuite, loccasion pour tous ceux que leur paresse, refoulant leur énergie, rend à jamais mécontents deux-mêmes doublier ce mécontentement. Oubli à recommencer à chaque instant, à chaque nouvelle montée de la Force et du Désir. Cest vingt et une heures par week-end que les élèves des classes de la banlieue parisienne passent devant leur téléviseur, tout de même que leurs maîtres: on aura quelque chose à se dire le lendemain.
Oubli à recommencer à chaque instant, à chaque nouvelle montée de la Force et du Désir. Cest vingt et une heures par week-end que les élèves des classes de la banlieue parisienne passent devant leur téléviseur, tout de même que leurs maîtres: on aura quelque chose à se dire le lendemain. Si lon considère les grandes œuvres de la culture sous laspect de leur transmission et ainsi comme des médias, il faut reconnaître que leur situation a quelque peu changé: parce quelles avaient été conçues en vue de leur permanence et sélevaient proprement en elle, cétait delles-mêmes, de leur être-stable toujours présent et offert celui du temple, de la fresque, du livre quelles savançaient dans la communication, investissant ceux qui sen faisaient la réplique du Sacré dont elles formaient la substance.

Key Concepts

  • Les media de lère technicienne présentent des caractères assez différents.
  • Leur contenu, cest linsignifiant, lactualité ce qui naura plus le moindre intérêt demain et dont il y a fort à penser quil nen a pas davantage lors même quil constitue lÉvénement.
  • Le medium, cest limage télévisée, non point le permanent à quoi il faut faire retour afin de saccroître de soi, mais ce qui seffondre sans cesse dans un néant quil naurait jamais dû quitter.
  • Ce nest donc pas lautoréalisation que lexistence médiatique propose à la vie, cest la fuite
  • Oubli à recommencer à chaque instant, à chaque nouvelle montée de la Force et du Désir.
  • Cest vingt et une heures par week-end que les élèves des classes de la banlieue parisienne passent devant leur téléviseur, tout de même que leurs maîtres: on aura quelque chose à se dire le lendemain.

Context

Toujours dans « UNDERGROUND » : Henry applique à nouveau sa phénoménologie de l’ennui et de l’énergie inemployée pour définir positivement l’essence des médias techniciens et de l’existence médiatique.