Les descriptions fastueuses des palais, parcs et richesses des pairs d’Angleterre, présentées comme des "satisfactions qui doivent suffire à ceux qui n'ont rien", dénoncent ironiquement un mécanisme de consolation idéologique où le spectacle du luxe aristocratique est censé compenser la misère populaire.
By Victor Hugo, from L'Homme qui rit
Key Arguments
- Le titre de la seconde inscription annonce clairement la fonction de ces descriptions : « SATISFACTIONS QUI DOIVENT SUFFIRE À CEUX QUI N'ONT RIEN : », ce qui signifie que le simple fait de savoir ou de contempler ces splendeurs est présenté comme une compensation pour les démunis.
- Chaque notice détaille avec un luxe maniaque de précisions les demeures et jardins des pairs, comme pour souligner l’écart vertigineux avec la condition de « ceux qui n'ont rien » : « Henri Auverquerque, comte de Grantham ... a cent mille livres sterling de rente. C'est à Sa Seigneurie qu'appartient le palais Grantham-Terrace, bâti tout en marbre, et célèbre par ce qu'on appelle le labyrintne des corridors... »
- L’énumération des couloirs de marbres exotiques (« le corridor incarnat en marbre de Sarancolin, le corridor brun en lumachelle d'Astracan, le corridor blanc en marbre de Lani, le corridor noir en marbre d'Alabanda, ... le corridor de toutes couleurs, dit corridor courtisan, en brèche arlequine ») accentue le caractère ostentatoire et presque absurde de cette accumulation.
- De nombreux exemples alignent ainsi les noms de lords et de domaines, chaque fois assortis d’un trait de magnificence (jets d’eau, terrasses, arc de triomphe, avenues en étoile, lits inestimables, vases de porcelaine « qui valent un demi-million de France », etc.), créant un catalogue écrasant de privilèges matériels.
- Le contraste implicite entre cette profusion et le rien des pauvres fait ressortir la cruauté de la formule initiale : ces "satisfactions" sont purement contemplatives et n’offrent aucune amélioration réelle aux dépossédés.
- En mettant cette seconde liste vis-à-vis de la première, qui détaillait les privilèges juridiques des lords, Hugo articule pouvoir matériel et pouvoir légal dans une même critique de l’oligarchie.
Source Quotes
Tout autre Anglais n'en peut avoir que quatre. » Un lord peut avoir huit tonneaux de vin sans payer de droits. » Le lord est seul exempt de se présenter devant le shérif de circuit. » Le lord ne peut être taxé pour la milice. » Quand il plaît à un lord, il lève un régiment et le donne au roi ; ainsi font Leurs Grâces le duc d'Athol, le duc de Hamilton, et le duc de Northumberland. » Le lord ne relève que des lords. » Dans les procès d'intérêt civil, il peut demander son renvoi de la cause, s'il n'y a pas au moins un chevalier parmi les juges. » Le lord nomme ses chapelains. » Un baron nomme trois chapelains ; un vicomte, quatre ; un comte et un marquis, cinq ; un duc, six. » Le lord ne peut être mis à la question, même pour haute trahison. » Le lord ne peut être marqué à la main. » Le lord est clerc, même ne sachant pas lire. Il sait de droit. » Un duc se fait accompagner par un dais partout où le roi n'est pas ; un vicomte a un dais dans sa maison ; un baron a un couvercle d'essai et se le fait tenir sous la coupe pendant qu'il boit ; une baronne a le droit de se faire porter la queue par un homme en présence d'une vicomtesse. » Quatre-vingt-six lords, ou fils aînés de lords, président aux quatre-vingt-six tables, de cinq cents couverts chacune, qui sont servies chaque jour à Sa Majesté dans son palais aux frais du pays environnant la résidence royale. » Un roturier qui frappe un lord a le poing coupé. » Le lord est à peu près roi. » Le roi est à peu près Dieu. » La terre est une lordship. » Les anglais disent à Dieu mylord. » Vis-à-vis cette inscription, on en lisait une deuxième, écrite de la même façon, et que voici : « SATISFACTIONS QUI DOIVENT SUFFIRE À CEUX QUI N'ONT RIEN : » Henri Auverquerque, comte de Grantham, qui siège à la chambre des lords entre le comte de Jersey et le comte de Greenwich, a cent mille livres sterling de rente. C'est à Sa Seigneurie qu'appartient le palais Grantham-Terrace, bâti tout en marbre, et célèbre par ce qu'on appelle le labyrintne des corridors, qui est une curiosité où il y a le corridor incarnat en marbre de Sarancolin, le corridor brun en lumachelle d'Astracan, le corridor blanc en marbre de Lani, le corridor noir en marbre d'Alabanda, le corridor gris en marbre de Staremma, le corridor jaune en marbre de Hesse, le corridor vert en marbre du Tyrol, le corridor rouge mi-parti griotte de Bohême et lumachelle de Cordoue, le corridor bleu en turquin de Gênes, le corridor violet en granit de Catalogne, le corridor deuil, veiné blanc et noir, en schiste de Murviedro, le corridor rose en cipolin des Alpes, le corridor perle en lumachelle de Nonette, et le corridor de toutes couleurs, dit corridor courtisan, en brèche arlequine19. » Richard Lowther, vicomte Lonsdale, a Lowther, dans le Westmoreland, qui est d'un abord fastueux et dont le perron semble inviter les rois à entrer. » Richard, comte de Scarborough, vicomte et baron Lumley, vicomte de Waterford en Irlande, lord-lieutenant et vice-amiral du comté de Northumberland, et de Durham, ville et comté, a la double châtellenie de Stansted, l'antique et la moderne, où l'on admire une superbe grille en demi-cercle entourant un bassin avec jet d'eau incomparable.
Tout autre Anglais n'en peut avoir que quatre. » Un lord peut avoir huit tonneaux de vin sans payer de droits. » Le lord est seul exempt de se présenter devant le shérif de circuit. » Le lord ne peut être taxé pour la milice. » Quand il plaît à un lord, il lève un régiment et le donne au roi ; ainsi font Leurs Grâces le duc d'Athol, le duc de Hamilton, et le duc de Northumberland. » Le lord ne relève que des lords. » Dans les procès d'intérêt civil, il peut demander son renvoi de la cause, s'il n'y a pas au moins un chevalier parmi les juges. » Le lord nomme ses chapelains. » Un baron nomme trois chapelains ; un vicomte, quatre ; un comte et un marquis, cinq ; un duc, six. » Le lord ne peut être mis à la question, même pour haute trahison. » Le lord ne peut être marqué à la main. » Le lord est clerc, même ne sachant pas lire. Il sait de droit. » Un duc se fait accompagner par un dais partout où le roi n'est pas ; un vicomte a un dais dans sa maison ; un baron a un couvercle d'essai et se le fait tenir sous la coupe pendant qu'il boit ; une baronne a le droit de se faire porter la queue par un homme en présence d'une vicomtesse. » Quatre-vingt-six lords, ou fils aînés de lords, président aux quatre-vingt-six tables, de cinq cents couverts chacune, qui sont servies chaque jour à Sa Majesté dans son palais aux frais du pays environnant la résidence royale. » Un roturier qui frappe un lord a le poing coupé. » Le lord est à peu près roi. » Le roi est à peu près Dieu. » La terre est une lordship. » Les anglais disent à Dieu mylord. » Vis-à-vis cette inscription, on en lisait une deuxième, écrite de la même façon, et que voici : « SATISFACTIONS QUI DOIVENT SUFFIRE À CEUX QUI N'ONT RIEN : » Henri Auverquerque, comte de Grantham, qui siège à la chambre des lords entre le comte de Jersey et le comte de Greenwich, a cent mille livres sterling de rente. C'est à Sa Seigneurie qu'appartient le palais Grantham-Terrace, bâti tout en marbre, et célèbre par ce qu'on appelle le labyrintne des corridors, qui est une curiosité où il y a le corridor incarnat en marbre de Sarancolin, le corridor brun en lumachelle d'Astracan, le corridor blanc en marbre de Lani, le corridor noir en marbre d'Alabanda, le corridor gris en marbre de Staremma, le corridor jaune en marbre de Hesse, le corridor vert en marbre du Tyrol, le corridor rouge mi-parti griotte de Bohême et lumachelle de Cordoue, le corridor bleu en turquin de Gênes, le corridor violet en granit de Catalogne, le corridor deuil, veiné blanc et noir, en schiste de Murviedro, le corridor rose en cipolin des Alpes, le corridor perle en lumachelle de Nonette, et le corridor de toutes couleurs, dit corridor courtisan, en brèche arlequine19. » Richard Lowther, vicomte Lonsdale, a Lowther, dans le Westmoreland, qui est d'un abord fastueux et dont le perron semble inviter les rois à entrer. » Richard, comte de Scarborough, vicomte et baron Lumley, vicomte de Waterford en Irlande, lord-lieutenant et vice-amiral du comté de Northumberland, et de Durham, ville et comté, a la double châtellenie de Stansted, l'antique et la moderne, où l'on admire une superbe grille en demi-cercle entourant un bassin avec jet d'eau incomparable. Il a de plus son château de Lumley. » Robert Darcy, comte de Holderness, a son domaine de Holderness, avec tours de baron, et des jardins infinis à la française où il se promène en carrosse à six chevaux précédé de deux piqueurs, comme il convient à un pair d'Angleterre. » Charles Beauclerk, duc de Saint-Albans, comte de Burford, baron Heddington, grand fauconnier d'Angleterre, a une maison à Windsor, royale à côté de celle du roi. » Charles Bodville, lord Robartes, baron Truro, vicomte Bodmyn, a Wimple en Cambridge, qui fait trois palais avec trois frontons, un arqué et deux triangulaires.
Il a de plus son château de Lumley. » Robert Darcy, comte de Holderness, a son domaine de Holderness, avec tours de baron, et des jardins infinis à la française où il se promène en carrosse à six chevaux précédé de deux piqueurs, comme il convient à un pair d'Angleterre. » Charles Beauclerk, duc de Saint-Albans, comte de Burford, baron Heddington, grand fauconnier d'Angleterre, a une maison à Windsor, royale à côté de celle du roi. » Charles Bodville, lord Robartes, baron Truro, vicomte Bodmyn, a Wimple en Cambridge, qui fait trois palais avec trois frontons, un arqué et deux triangulaires. L'arrivée est à quadruple rang d'arbres. » Le très-noble et très-puissant lord Philippe Herbert, vicomte de Caërdif, comte de Montgomeri, comte de Pembroke, seigneur pair et rosse de Candall, Marmion, Saint-Quentin et Churland, gardien de l'étanerie dans les comtés de Cornouailles et de Devon, visiteur héréditaire du collège de Jésus, a le merveilleux jardin de Willton où il y a deux bassins à gerbe plus beaux que le Versailles du roi très-chrétien Louis quatorzième. » Charles Seymour, duc de Somerset, a Somerset-House sur la Tamise, qui égale la villa Pamphili de Rome. On remarque sur la grande cheminée deux vases de porcelaine de la dynastie des Yuen, lesquels valent un demi-million de France. » En Yorkshire, Arthur, lord Ingram, vicomte Irwin, a Temple-Newsham où l'on entre par un arc de triomphe, et dont les larges toits plats ressemblent aux terrasses morisques20. » Robert, lord Ferrers de Chartley, Bourchier et Lovaine, a, dans le Leicestershire, Staunton-Harold dont le parc en plan géométral a la forme d'un temple avec fronton ; et, devant la pièce d'eau, la grande église à clocher carré est à Sa Seigneurie. » Dans le comté de Northampton, Charles Spencer, comte de Sunderland, un du conseil privé de Sa Majesté, possède Althrop où l'on entre par une grille à quatre piliers surmontés de groupes de marbre. » Laurence Hyde, comte de Rochester, a, en Surrey, New-Parke, magnifique par son acrotère21 sculpté, son gazon circulaire entouré d'arbres, et ses forêts à l'extrémité desquelles il y a une petite montagne artistement arrondie et surmontée d'un grand chêne qu'on voit de loin. » Philippe Stanhope, comte Chesterfield, possède Bredby, en Derbyshire, qui a un pavillon d'horloge superbe, des fauconniers, des garennes et de très belles eaux longues, carrées et ovales, dont une en forme de miroir, avec deux jaillissements qui vont très haut. » Lord Cornwallis, baron de Eye, a Brome-Hall qui est un palais du quatorzième siècle. » Le très-noble Algernon Capel, vicomte Malden, comte d'Essex, a Cashiobury en Hersfordshire, château qui a la forme d'un grand H et où il y a des chasses fort giboyeuses. » Charles, lord Ossulstone, a Dawly en Middlesex où l'on arrive par des jardins italiens. » James Cecill, comte de Salisbury, à sept lieues de Londres, a Hartfield-House, avec ses quatre pavillons seigneuriaux, son beffroi au centre et sa cour d'honneur, dallée de blanc et de noir comme celle de Saint-Germain. Ce palais, qui a deux cent soixante-douze pieds en front, a été bâti sous Jacques Ier par le grand trésorier d'Angleterre, qui est le bisaïeul du comte régnant.
On y voit le lit d'une comtesse de Salisbury, d'un prix inestimable, entièrement fait d'un bois du Brésil qui est une panacée contre la morsure des serpents, et qu'on appelle milhombres, ce qui veut dire mille hommes. Sur ce lit est écrit en lettres d'or : Honni soit qui mal y pense. » Edward Rich, comte de Warwick et Holland, a Warwick-Castle, où l'on brûle des chênes entiers dans les cheminées. » Dans la paroisse de Seven-Oaks, Charles Sackville, baron Buckhurst, vicomte Cranfeild, comte de Dorset et Middlesex, a Knowle, qui est grand comme une ville, et qui se compose de trois palais, parallèles l'un derrière l'autre comme des lignes d'infanterie, avec dix pignons à escalier sur la façade principale, et une porte sous donjon à quatre sous. » Thomas Thynne, vicomte Weymouth, baron Varminster, possède Long-Leate, qui a presque autant de cheminées, de lanternes, de gloriettes, de poivrières, de pavillons et de tourelles que Chambord en France, lequel est au roi. » Henry Howard, comte de Suffolk, a, à douze lieues de Londres, le palais d'Audlyene en Middlesex, qui le cède à peine en grandeur et majesté à l'Escurial du roi d'Espagne. » En Bedforshire, Wrest-House-and-Park, qui est tout un pays enclos de fossés et de murailles, avec bois, rivières et collines, est à Henri, marquis de Kent. » Hampton-Court, en Hereford, avec son puissant donjon crénelé, et son jardin barré d'une pièce d'eau qui le sépare de la forêt, est à Thomas, lord Coningsby. » Grimsthorf, en Lincolnshire, avec sa longue façade coupée de hautes tourelles en pal, ses parcs, ses étangs, ses faisanderies, ses bergeries, ses boulingrins, ses quinconces, ses mails, ses futaies, ses parterres brodés, quadrillés et losangés de fleurs, qui ressemblent à de grands tapis, ses prairies de course, et la majesté du cercle où les carrosses tournent avant d'entrer au château, appartient à Robert, comte Lindsay, lord héréditaire de la forêt de Walham. » Up Parke, en Sussex, château carré avec deux pavillons symétriques à beffroi des deux côtés de la cour d'honneur, et au très-honorable Ford, lord Grey, vicomte Glendale et comte de Tankarville. » Newnham Padox, en Warwickshire, qui a deux viviers quadrangulaires, et un pignon avec vitrail à quatre pans, est au comte de Denbigh, qui est comte de Rheinfelden en Allemagne. » Wythame, dans le comté de Berk, avec son jardin français où il y a quatre tonnelles taillées, et sa grande tour crénelée accostée de deux hautes nefs de guerre, est à lord Montague, comte d'Abingdon, qui a aussi Rycott, dont il est baron, et dont la porte principale fait lire la devise : Virtus ariete fortior22. » William Cavendish, duc de Devonshire, a six châteaux, dont Chattsworth qui est à deux étages du plus bel ordre grec, et en outre Sa Grâce a son hôtel de Londres où il y a un lion qui tourne le dos au palais du roi. » Le vicomte Kinalmeaky, qui est comte de Cork en Irlande, a Burlington-house en Piccadilly, avec de vastes jardins qui vont jusqu'aux champs hors de Londres ; il a aussi Chiswick où il y a neuf corps de logis magnifiques ; il a aussi Londesburgh qui est un hôtel neuf à côté d'un vieux palais. » Le duc de Beaufort a Chelsea qui contient deux châteaux gothiques et un château florentin ; il a aussi Badmington en Glocester, qui est une résidence d'où rayonnent une foule d'avenues comme d'une étoile. Très-noble et puissant prince Henri, duc de Beaufort, est en même temps marquis et comte de Worcester, baron Raglan, baron Power, et baron Herbert de Chepstow. » John Holles, duc de Newcastle et marquis de Clare, a Bolsover dont le donjon carré est majestueux, plus Haughton en Nottingham où il y a au centre d'un bassin une pyramide ronde imitant la tour de Babel. » William, lord Craven, baron Craven de Hampsteard, a, en Warwickshire, une résidence, Comb-Abbey, où l'on voit le plus beau jet d'eau de l'Angleterre, et, en Berkshire, deux baronnies, Hampstead Marshall dont la façade offre cinq lanternes gothiques engagées, et Asdowne Park qui est un château au point d'intersection d'une croix de routes dans une forêt.
Key Concepts
- « SATISFACTIONS QUI DOIVENT SUFFIRE À CEUX QUI N'ONT RIEN :
- » Henri Auverquerque, comte de Grantham, qui siège à la chambre des lords entre le comte de Jersey et le comte de Greenwich, a cent mille livres sterling de rente. C'est à Sa Seigneurie qu'appartient le palais Grantham-Terrace, bâti tout en marbre, et célèbre par ce qu'on appelle le labyrintne des corridors, qui est une curiosité où il y a le corridor incarnat en marbre de Sarancolin, le corridor brun en lumachelle d'Astracan, le corridor blanc en marbre de Lani, le corridor noir en marbre d'Alabanda, le corridor gris en marbre de Staremma, le corridor jaune en marbre de Hesse, le corridor vert en marbre du Tyrol, le corridor rouge mi-parti griotte de Bohême et lumachelle de Cordoue, le corridor bleu en turquin de Gênes, le corridor violet en granit de Catalogne, le corridor deuil, veiné blanc et noir, en schiste de Murviedro, le corridor rose en cipolin des Alpes, le corridor perle en lumachelle de Nonette, et le corridor de toutes couleurs, dit corridor courtisan, en brèche arlequine19.
- » Charles Seymour, duc de Somerset, a Somerset-House sur la Tamise, qui égale la villa Pamphili de Rome. On remarque sur la grande cheminée deux vases de porcelaine de la dynastie des Yuen, lesquels valent un demi-million de France.
- » Grimsthorf, en Lincolnshire, avec sa longue façade coupée de hautes tourelles en pal, ses parcs, ses étangs, ses faisanderies, ses bergeries, ses boulingrins, ses quinconces, ses mails, ses futaies, ses parterres brodés, quadrillés et losangés de fleurs, qui ressemblent à de grands tapis, ses prairies de course, et la majesté du cercle où les carrosses tournent avant d'entrer au château, appartient à Robert, comte Lindsay, lord héréditaire de la forêt de Walham.
Context
Après la première inscription listant les privilèges statutaires des lords, le texte présente, "vis-à-vis", une seconde inscription détaillant les palais, parcs et richesses des pairs, sous le titre cinglant de "satisfactions" destinées à "ceux qui n'ont rien" ; l’ensemble fonctionne comme une satire de la manière dont l’ordre aristocratique propose le spectacle de sa magnificence comme compensation symbolique à la misère.