Pour Dea, la joie retrouvée avec Gwynplaine est si absolue qu’elle devient une 'vie céleste' qui déborde le corps, fait souffrir et ressemble à une résurrection spirituelle où l’âme grandit au point de ne plus tenir dans la chair.

By Victor Hugo, from L'Homme qui rit

Key Arguments

  • Elle décrit l’effet de la joie comme un coup violent mais bénéfique : « La joie, cela étouffe. Ce n'est rien. C'est bon. En reparaissant, ô mon Gwynplaine, tu m'as donné un coup. Un coup de bonheur. »
  • Elle parle d’un 'déchirement des ténèbres' et de la montée en elle d’« une vie ardente, une vie de fièvre et de délices », marquant une renaissance intérieure.
  • Elle qualifie cette vie nouvelle de 'si céleste qu'on souffre un peu', indiquant que l’intensité spirituelle devient douloureuse pour le corps.
  • Elle explicite l’image d’une âme qui excède le corps : « C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps. »
  • Elle nomme cette nouvelle existence 'vie des séraphins' et 'plénitude', et conclut : « Gwynplaine, tu m'as ressuscitée. », assimilant la joie d’amour à une résurrection.

Source Quotes

J'ai quelque chose. La joie, cela étouffe. Ce n'est rien. C'est bon. En reparaissant, ô mon Gwynplaine, tu m'as donné un coup. Un coup de bonheur. Tout le ciel qui vous entre dans le cœur, c'est un enivrement.
La vraie vie qui s'en allait, tu me l'as rendue. J'ai eu en moi comme un déchirement, le déchirement des ténèbres, et j'ai senti monter la vie, une vie ardente, une vie de fièvre et de délices. C'est extraordinaire cette vie-là, que tu viens de me donner.
C'est extraordinaire cette vie-là, que tu viens de me donner. Elle est si céleste qu'on souffre un peu. C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps.
Elle est si céleste qu'on souffre un peu. C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps. Cette vie des séraphins, cette plénitude, elle reflue jusqu'à ma tête, et me pénètre.
C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps. Cette vie des séraphins, cette plénitude, elle reflue jusqu'à ma tête, et me pénètre. J'ai comme un battement d'ailes dans la poitrine.
Je me sens étrange, mais bien heureuse. Gwynplaine, tu m'as ressuscitée. » Elle rougit, puis pâlit, puis rougit encore, et tomba. « Hélas ! dit Ursus, tu l'as tuée. » Gwynplaine étendit les bras vers Dea. L'angoisse suprême survenant dans la suprême extase, quel choc !

Key Concepts

  • La joie, cela étouffe. Ce n'est rien. C'est bon. En reparaissant, ô mon Gwynplaine, tu m'as donné un coup. Un coup de bonheur.
  • J'ai eu en moi comme un déchirement, le déchirement des ténèbres, et j'ai senti monter la vie, une vie ardente, une vie de fièvre et de délices.
  • Elle est si céleste qu'on souffre un peu.
  • C'est comme si l'âme grandissait et avait de la peine à tenir dans notre corps.
  • Cette vie des séraphins, cette plénitude, elle reflue jusqu'à ma tête, et me pénètre.
  • Gwynplaine, tu m'as ressuscitée.

Context

Au début du chapitre, juste après les retrouvailles et l’extase amoureuse sur le pont du navire, Dea décrit à Gwynplaine la manière dont sa joie la submerge physiquement et spirituellement, avant de s’effondrer.