Victor Hugo suggère que la laideur personnelle d’Anne alimente une morale rigoriste hostile à la beauté féminine, au point que la reine érige sa propre laideur en fondement partiel de sa religion et juge les femmes jolies « contraires aux mœurs ».

By Victor Hugo, from L'Homme qui rit

Key Arguments

  • Hugo note qu’Anne n’aime pas que les femmes soient jolies et qu’elle assimile la beauté féminine à une atteinte aux bonnes mœurs, ce qui fait de son ressentiment esthétique une position pseudo‑morale.
  • Il insiste sur le fait qu’Anne est laide « non par choix », ce qui suggère un complexe physique subi plutôt que voulu.
  • Il affirme que « une partie de sa religion venait de cette laideur », indiquant que ses convictions morales et religieuses sont en partie rationalisation de son désavantage physique.
  • La formule « Josiane, belle et philosophe, importunait la reine » montre que la combinaison de beauté et d’intelligence chez Josiane contredit et dérange la sensibilité d’Anne, dont la laideur devient une norme implicite.
  • La remarque « Pour une reine laide une jolie duchesse n'est pas une sœur agréable » condense l’idée que la rivalité esthétique se traduit en malaise et en hostilité sous forme de sourde morale.

Source Quotes

Elle lui en voulait d'être sa sœur. Anne n'aimait pas que les femmes fussent jolies. Elle trouvait cela contraire aux mœurs. Quant à elle, elle était laide.
Elle trouvait cela contraire aux mœurs. Quant à elle, elle était laide. Non par choix pourtant. Une partie de sa religion venait de cette laideur.
Non par choix pourtant. Une partie de sa religion venait de cette laideur. Josiane, belle et philosophe, importunait la reine.
Une partie de sa religion venait de cette laideur. Josiane, belle et philosophe, importunait la reine. Pour une reine laide une jolie duchesse n'est pas une sœur agréable.
Josiane, belle et philosophe, importunait la reine. Pour une reine laide une jolie duchesse n'est pas une sœur agréable. Il y avait un autre grief, la naissance improper de Josiane43.

Key Concepts

  • Anne n'aimait pas que les femmes fussent jolies. Elle trouvait cela contraire aux mœurs.
  • Quant à elle, elle était laide. Non par choix pourtant.
  • Une partie de sa religion venait de cette laideur.
  • Josiane, belle et philosophe, importunait la reine.
  • Pour une reine laide une jolie duchesse n'est pas une sœur agréable.

Context

Dans la même section décrivant les motifs de ressentiment d’Anne, Hugo passe du plan de la jalousie amoureuse à une analyse plus profonde : comment la laideur de la reine se convertit en rigorisme moral et religieux, et colore son jugement des autres femmes.